Journal de bord de ma monodiete de banane

Qu’est-ce qu’une monodiète ?

La monodiète est une technique principalement utilisée par les naturopathes et les hygiénistes. Elle consiste à ne manger qu’un unique aliment, sous toutes ses formes possibles (cru, séché, cuit…), sans aucun autre ajout, afin de mettre à disposition toute l’énergie disponible à disposition de l’intelligence corporelle pour la guérison, la réparation et la détoxication.
Le corps a une phase de détoxication journalière qui se produit normalement de 18h à 6h du matin. Cependant la vie effrénée que nous avons, le stress, l’alimentation pro-inflammatoire de tous les jours, et nos rythmes de vie font que bien souvent ce temps est tellement réduit que la détoxication journalière ne se fait pas.
La détoxication peut ne jamais se faire pour de multiples raisons :
  • Avoir dîné à 20h (la digestion, sera donc pour les plus chanceux, finie à 23h mais pour ceux qui le sont moins pas avant 3h du matin !),
  • Etre stressé,
  • Ne pas se coucher avant minuit,
  • Sommeil léger,
  • Etre réveillé par un bébé, …

Pourquoi j’ai choisi la monodiète ?

Je n’ai pas pour habitude de parler des symptômes que j’exprime, mais cet article m’y pousse car il est nécessaire de comprendre et de savoir choisir ce qui correspond à chacun.
Les symptômes que j’exprime :
  • Mycoses vaginales
  • Ulcères
  • Stress
Mais également parce que j’ai eu un épisode d’ultra stress en moins de 24h, avec colère, pleurs bref... un émotionnel ballotté et malmené. On ne pense pas assez souvent que la détoxication se fait également sur un plan émotionnel, et j’aimerais ne pas laisser trainer les sentiments négatifs que j’ai ressentis après un évènements récent.
Le jeûne n’était pas envisageable, car en effet lorsque l’on a un ulcère, la douleur est majorée dès que l’estomac et les intestins sont vides. De plus je ne souhaitais pas prendre le risque de ne pas apporter des minéraux et vitamines et ainsi creuser une carence difficile à rééquilibrer par la suite. La monodiète fut donc une évidence.

Comment est ce que j’interprète ces symptômes en tant que naturopathe ?

Depuis mon enfance, j’ai toujours été une petite filles ‘très souvent malade, faisant déjà beaucoup de pathologies qui démontraient un état de stress sous-jacent via des angines (ne pas pouvoir exprimer ce que l’on a a dire), cystites à répétition (expression des peurs et de problèmes de territoire), mon système urinaire était, et, est toujours ma faiblesse. Les reins étant énergétiquement la loge des peurs et le fait d’avoir eu des cystites à répétition   depuis ma tendre enfance décrypte par la symbolique de l’urine une difficulté à trouver sa place, à « marquer son territoire ». En effet mon métissage fut quelque chose de très difficile à vivre enfant : noire dans les écoles du nord de la France et blanche dans les écoles de Martinique, je n’arrivais pas à trouver ma place. Sans parler des problématiques de peur et d’autorité paternel sur lesquels je ne m’étendrais pas.
J’ai donc grandi ainsi, avec cette faiblesse, et cette tendance à stresser sans expression extérieure, qui au fil de ma vie, n’ont fait qu’amplifier à chaque choc émotionnel, chaque fois qu’une peur faisait surface…
Suite à mon Bypass (ce qui va suivre n’est pas de nature à dénigrer le Bypass, il m’a sauvé la vie et c’est la seule bouée de sauvetage que j’avais à l’époque) qui génère une malabsorption > Manque de nutriment > Carences > Système immunitaire qui s’affaiblit > mon état intestinal a donc commencé à se dégrader petit à petit entraînant par voie de conséquence : mycoses, ballonnements, difficultés digestives, …
Petites dysbioses marquées par des ballonnements, des gazs, puis des intolérances de plus en plus marquées (lait, gluten), un ulcère au duodénum (fréquent suite à un Bypass), aujourd’hui j’en arrive à avoir des douleurs multiples qui ressemblent fortement à de multiples ulcères, avec des douleurs insoutenables qui m’obligent à piocher dans les IPP (Inhibiteur de Pompe à Protons : anti-acides) afin de retrouver un confort de vie au quotidien.

J’ai choisis la banane. Pourquoi ?

Il peut être très intéressant lors d’une monodiète de choisir un aliment à manger en fonction de la toxémie que l’on exprime.
La banane apporte beaucoup de minéraux et surtout du magnésium qui soutient le système nerveux en cas de stress, elle génère également par réaction en chaîne la mélatonine, hormone du sommeil qui peut parfois faire défaut lorsque la détoxication est à son summum, elle est basifiante parfaite pour ma toxémie acide car par ses apports de minéraux basifiant elle tamponne l’acidité, et en plus elle est adoucissante et émolliente pour mes supposés ulcères. Comble de tout : c’est mon fruit préféré !
Mon challenge une fois tout cela déterminé : Tenir à minima 3 jours

Jour 1 : 4 bananes dans la journée, 1L d’eau très faiblement minéralisée 
  • Symptômes ressentis
-Maux de tête latent toute la journée : ce qui est tout à fait normal lorsque l’on jeûne ou que l’on fait une monodiète. C’est le signe que la détoxication a commencé et que des toxines sont remis en circulation dans le sang.
-Constipation certainement due à une prise d’argile blanche avant le début de ma monodiète. 
-67,9kg
  • Etat émotionnel

RAS, enfin oui… Je suis toujours très émotive et en colère.


Jour 2 : 2 bananes pas de faim particulière, 1L d’eau très faiblement minéralisée 

  • Symptômes ressentis
-Froid intense avec tremblements en fin de journée : c’est la crise curative ou crise d’acidose qui commence (cf plus bas la définition)
-Langue chargée crise curative encore…
-Haleine de chacal… Clairement la crise curative est en place
-Confort intestinal ++
-Constipation certainement due à une prise d’argile blanche avant le début de ma monodiète. ou à la crise curative…
  • Etat émotionnel
-Fatigue mentale
-Envie de rien

Jour 3 : 1L de tisane de Mélisse, Canneberge  2f/jour, 3 bananes, 2 bananes sèches grignotage de bananes chips sèches. 
  • Symptômes ressentis
-Douleurs à la thyroïde elle passe normalement en hypothyroïdie, mais j’ai des douleurs depuis longtemps, d’où ma cure d’iode si tu as suivi l’affaire sur instagram…
-Douleurs aux articulations au réveil… crise d’acidose toujours qui fait travailler les articulations par le relargage d’acides et de cristaux
-Début de cystite … Pfff je ne m’y attendais pas à celle-là… C’est à ce moment que je me rend compte à quel point mon mal-être et mes émotions s’expriment de façon forte via mon corps .. C’est le moment de se poser sur ce qui s’est émotionnellement passé : 3 a 4 jour après un choc émotionnel pour moi peur de l’abandon
-Endormissements J’ai fait 3 siestes de 20 minutes
-Confort intestinal ++
-Vidange du colon selles molles en très petites quantités
-67,4kg
  • Etat émotionnel
-Apaisement
-Légèreté 
-Mental de guerrière 

Jour 4 : 2 olives noires à distances de mes bananes, 4 bananes, Canneberge  2f/jour
  • Symptômes ressentis

-Froid intense

-Tachycardie ++
-Sieste… encore
-Faiblesse générale très prononcée, j’envisage de remanger… ma journée n’est pas adaptée à la situation. Etre mère et faire une monodiète à la maison n’est pas évident.
-Aucun symptôme de cystite Merci la canneberge !!
-Urine du matin claire
  • Etat émotionnel
-Très bien mais lassitude de la banane. J’ai beau aimer ça… Pffff d’ailleurs on sent bien que je vais craquer, les olives noires en témoignent…

Jour 5 : 1 banane et 1/2, Canneberge  2f/jour… rupture du jeûne
  • Symptômes ressentis

-Ecoulement nasal ++ clair comme si j’allais être enrhumée : je l’explique par l’expulsion des mucus

-Aucun autre mais… j’aime manger… Il faut dire qu’avec mon bypass j’ai pour habitude de manger 5 à 6 fois par jour. Et voir les autres manger des bons petits plats me tente au bout de 5 jours ! Oui je sais je n’ai aucune volonté !
  • Etat émotionnel
-Très bien !

Mon bilan

Il faut avoir un mental fort. Je dois y travailler.
J’ai pu constater à quel point mon corps réagit fort, plus fort qu’avant d’ailleurs, à mes émotions.
J’ai aimé vivre ces désagréments d’un oeil positif en me disant que chaque désagrément est une partie de détoxication d’effectuée.
J’ai remarqué que je n’ai pas eu de migraines comme à mes premiers jeûnes, ou lors de ma dernière monodiète de melon. C’est donc que mon état s’est amélioré.
Dès que j’en aurai l’occasion, je partirai faire une retraite spécial jeûne, pour le vivre à fond, et surtout pour m’apaiser réellement, chercher l’intériorité. Je n’ai pas pu vivre comme je l’aurais souhaité ma monodiète. Mais j’ai eu le soutien de ma famille et c’est déjà beaucoup.
Je reprends une monodiète dès mercredi ou jeudi. De quoi ? je ne sais pas encore.
Si vous êtes intéressés, il est important d’avoir les informations qui suivent.

Gné ? La Crise quoi ?… curative ?

C’est l’élimination brutale des toxines qui génère des manifestations désagréables. Egalement appelé crise d’acidose, c’est le passage le plus difficile à vivre lorsque l’organisme est surchargé de toxines à évacuer. En effet, c’est le moment, en général après 24H de jeûne ou monodiète, quand l’organisme a fini de digérer et consommer tout le carburant qu’il restait dans le côlon,  où le corps change de mode d’approvisionnement en carburant :  il entame l’autolyse. C’est à dire qu’il commence à puiser dans ses propres réserves en détruisant dans un premier temps les protéines inutiles, puis il transforme les triglycérides logés dans les réserves de graisses en corps cétoniques. Passé un certain nombre de jours ou de semaines selon chacun, lorsque les réserves de graisses auront été épuisées, il recommencera la destruction des protéines inutiles, puis finira si le jeune est trop long par l’autolyse des protéines musculaires et donc aussi du coeur. Voilà pourquoi un jeune doit être suivi par un professionnel. Plus la crise d’acidose arrive vite, plus le corps est encrassé de déchets.
La crise d’acidose peut se manifester de diverses façons :
Nausées, vomissements, migraines, apparitions cutanés, alternance de chaud/froid, froid intense, tachycardie, faiblesse, grande fatigue, essoufflements, constipation, diarrhées, langue chargée, sueurs odorantes, urines foncés et odorantes…
Pour éviter ou adoucir la crise curative, il faut préparer son jeûne ou sa monodiète.

Une monodiète ou un jeûne, ça se prépare

Avant, privilégier la déconnexion à soi, faire des exercices d’ancrage…
Exemple de descente alimentaire pour un jeûne ou une monodiète de 4 jours :
J-4 Eliminer les toxiques quotidiens : café, thé, alcool, sodas, sucres raffinés, tabac…
J-3 Eliminer les protéines animales  : laitages, oeufs, fromages, crème fraiche, charcuteries, viandes, poissons…
J-2 Eliminer les lipides : Huiles, crèmes, …
J-1 Eliminer les céréales : pain, quinoa, blé et tous ses dérivés, seigle, mais, orge…
Normalement il ne doit rester avant le jeune que les fruits et les légumes.
Pendant, votre monodiète ou jeûne, bien s’hydrater, pourquoi pas utiliser des plantes drainantes ou laxatives DOUCES pour aider les processus d’élimination. Faire de l’exercice doux comme de la marche, du yoga, de la méditation. Faire des douches rectales. Nourrir le microbiote dès le 2è jour avec des graines de lins broyées par exemple ou du psyllium. Si trop de fatigue, boire le bouillon de poule, boire de l’eau très faiblement minéralisée pour aider l’évacuation des toxines par les urines et la sueur.
Après, reprendre le protocole de la descente alimentaire et le faire en sens inverse : faire une remontée alimentaire aussi longue que le temps du jeûne. Et non on ne part pas directement dans la JunkFood !

Les contre-indications

Ce type de détoxication est contre-indiqué au diabétique de T1, aux personnes qui ont peur de jeûner, aux personnes atteintes de lésion organique (rein, foie, poumons, peau ou intestins), à toute personne ayant des comportements alimentaires suspect ou avérés, aux femmes enceintes et allaitantes, aux enfants, aux polymédicamentés, aux greffés, aux personnes déjà trop faibles.

La monodiète ou le jeûne doivent impérativement être rompu si la sensation de faim ne disparait pas au bout de 3 jours, s’il y a des insomnies persistantes, troubles cardiaques, hypotension, fatigue anormale.

Pour rappel un jeûne ou une monodiète doivent être suivi ou encadré par un professionnel, ou un centre spécialisé.

Elixir du Suédois Propriétés

Traumatisée enfant par ce goût fort, amer et surtout sans ce sucre tant recherché par mes papilles enfantines, l’Elixir du suédois est longtemps resté bien loin de ma pharmacie familiale. Enfant, j’avais l’impression qu’on me le présentait dans une cuillère à soupe pour toute sorte d’occasion : rhume, maux de ventre, nausées, états grippaux…

Je n’apprécie toujours pas son goût aujourd’hui, mais je reviens doucement vers cet Elixir si précieux et aux propriétés si multiples !

L’Elixir du Suédois, remis au goût du jour par Maria Trében dans les années 70, est issu d’un très lointain remède antique appelé la Thériaque. Il s’agissait d’un contre-poison composé un mélange d’une dizaine de plantes suédoises. Si comme moi vous aimez lire les livres médiévaux ou héroïques vous n’êtes pas sans savoir qu’à ces époques les empoisonnements étaient légion tant pour le bas peuple que dans les antres, et les passages secrets royaux.

Je ne vais pas vous refaire l’histoire de ce super produit, si vous êtes intéressés, je vous renvoie vers ce site qui le fait parfaitement, mais je vais juste vous parler de Maria Trében qui, exilée lors de la seconde guerre mondiale par l’envahissement d’Hitler, se retrouve en Bavière. Elle est atteinte successivement de plusieurs maladies : thyphus, jaunisse et occlusion intestinale. Et par on ne sait quel hasard, une femme lui conseille la Thériaque pour sa guérison.

Après moultes évolutions, nous voila dans les année 70, avec l’Elixir du Suédois tel que vous l’avez connu enfant. La grande particularité de cet Elixir est que quasiment toutes ses plantes ont une action sur le sang. Et on le sait, le sang est source de vie, mais c’est aussi lui qui transporte à chaque cellule dont nous sommes composés, les éléments tant bénéfiques que nocifs qu’il contient.

Il était donc très intelligent d’associer des plantes fortes qui auraient pour effet soit de :

dépurer, aseptiser, purger, mais aussi d’y associer des plantes qui aident le foie dans ses 500 fonctions (voire plus). Le foie étant notre usine dépolluante et à recyclage ! 

Ainsi, le foie et la vésicule biliaire y trouvent également leur compte : faciliter les sécrétions de sucs, fluidifier pour une meilleure irrigation et un meilleur passage dans le foie, …

Et ce n’est pas fini ! Qui a une capacité de surface d’absorption ENORME et qui permet le passage de tout cela ? Et bien l’intestin qui d’ailleurs n’est pas laissé en reste.

Pour se sortir d’un empoisonnement, il fallait bien cela.

La recette la plus proche de celle composée par Maria Trében est celle de l’Elixir du Suédois qui contient les plante de la Thériades + 10 autres en rajout.

Les 49 plantes de la Thériade :

Les 10 autres plantes rajoutées :

  • Poudre d’aloès ferrox ou d’absinthe ou de gentiane jaune
  • Safran
  • Feuilles de Séné
  • Camphre naturel
  • Racines de Rhubarbe
  • Racines de Zédoaire
  • Suc d’arbre de Manne
  • Racines de Carline
  • Racines secondaires d’Angélique
  • Gomme de résine de Myrrhe

Voilà pourquoi les 59 plantes contenues dans l’Elixir du Suédois sont redoutablement efficaces.

Mais efficaces contre quoi ?

Liste non exhaustive :

  • stimuler les fonctions digestives, 
  • favoriser l’élimination des toxines 
  • combattre la fatigue générale
  • combattre le stress
  • apaiser les douleurs rhumatismales
  • détendre en cas de contractures
  • soutenir les défenses naturelles
  • détendre les muscles
  • contribuer au bien-etre
  • équilibrer l’organisme
  • Stimuler le système digestif 
  • Calmer les douleurs et les inflammations
  • activer le transit
  • Aide l’organisme à s’adapter aux changements (de saisons par exemple)
  • Éliminer les toxines
  • Stimuler la circulation générale : sanguine et lymphatique.
  • Aider les états de fatigue générale et d’épuisement
  • et sans exagérer… j’en passe

En naturopathie, l’avantage de cet élixir est qu’il agit tellement de façon globale qu’il ouvre ce que nous appelons les émonctoires, c’est à dire qu’il permet aux organes qui expulsent les toxines de mieux faire leur job (intestins, reins, poumons, et peau). Sans revenir sur bien-sûr son rôle incontournable en naturo, sur le foie.

En cure de 28 jours une à deux fois par an lors d’une transition saisonnière, en automne et au printemps par exemple a raison d’1 cuillère à café dans un fond d’eau (ou non pour les plus braves)le matin à jeun et le soir.

Il peut s’utiliser ponctuellement en interne ou en externe par exemple, sur une compresse pour un bleu ou en digestif après un repas bien copieux.

Et juste pour ceux qui comme moi aime lire les anciens manuscrits, voici celui rédigé dans l’antiquité concernant les propriétés de la Thériade qui est contenu dans l’Elixir du suédois.

  1. Qui en hume sou­vent, s’en humecte les vertèbres cer­vi­cales, se pose un linge humide sur la tête, verra ses douleurs et ses ver­tiges dis­paraître et sa mémoire et son cerveau se fortifier
  2. Elles aident con­tre la vue trou­ble, sup­pri­ment rougeurs et douleurs de toutes sortes, même quand les yeux sont enflam­més et la vue trou­ble. Elles font égale­ment dis­paraître les tâches et la cataracte lorsque l’on humecte à temps les coins des yeux ou que l’on pose un linge humecté sur les yeux fermés
  3. Qui en humecte fréquem­ment et avec con­science les pus­tules et les exan­thèmes ainsi que les croûtes dans le nez ou sur le corps sera bien­tôt guérit
  4. Qui souf­fre de maux de dents versera dans un peu d’eau une cuillerée rem­plie de ces gouttes, en ferra un rinçage de bouche en con­ser­vant ce liq­uide dans la bouche pen­dant un cer­tain temps, ou en humectera la dent douloureuse avec un chif­fon. La douleur dis­paraî­tra et l’infection sera peu à peu guérie
  5. Humecter les aphtes sur la langue ou les autres trou­bles avec les gouttes, ce qui a pour effet une guéri­son rapide
  6. Qui souf­fre d’une gorge enflam­mée ou irritée, ne pou­vant que dif­fi­cile­ment avaler les ali­ments et les bois­sons, pren­dra le matin, le midi et le soir des gouttes, les avalant lente­ment, et l’inflammation dis­paraî­tra et l’irritation guérira
  7. Qui souf­fre de cram­pes d’estomac en pren­dra une cuillerée à soupe pleine en cas de crise
  8. Qui souf­fre de col­iques en absorbera lente­ment trois cuillerées à soupe l’une après l’autre et il sen­tira bien­tôt un soulagement
  9. Elles apaisent les ballonnements et rafraîchissent le foie, font dis­paraître tous les maux d’estomac et des intestins et aident à com­bat­tre la con­sti­pa­tion
  10. Elles sont un excel­lent remède pour l’estomac qui digère mal et ne garde pas les aliments
  11. Elles aident égale­ment con­tre les douleurs de la vésicule bil­i­aire. Si on en prend tous les jours une cuillerée à soupe le matin et le soir, et si l’on fait des com­presses imbibées de ces gouttes pen­dant la nuit, toutes les douleurs dis­paraîtront bientôt
  12. En cas d’hydropisie, on pren­dra tous les jours pen­dant six semaines, le matin et le soir, une cuillerée à soupe dans du vin blanc
  13. En cas de maux d’oreille et de bour­don­nements d’oreille, on humectera un morceau d’ouate et on le place dans l’oreille. Cela est d’une grande aide et l’ouïe per­due sera retrouvée
  14. Lorsqu’une femme est en tra­vail, on lui don­nera trois jours de suite, une cuillerée à soupe dans du vin rouge, elle fera une prom­e­nade d’une demi- heure après avoir bu ces gouttes, puis elle pourra pren­dre son petit déje­uner, mais sans boire de lait. Les gouttes ne devraient pas être prises en asso­ci­a­tion avec du lait
  15. Dans les qua­torze derniers jours de la grossesse, la femme enceinte en pren­dra le matin et le soir un cuillerée à soupe et son accouche­ment en sera facil­ité. Pour une expul­sion plus facile du pla­centa, on don­nera à la femme en couches toutes les deux heures une cuillerée à café jusqu’à ce que le pla­centa soit expulsé sans contractions
  16. Si après l’accouchement, des inflam­ma­tions se pro­duisent à la mon­tée de lait, des com­presses avec des linges humec­tés de gouttes en auront rapi­de­ment raison
  17. Elles accélèrent la guéri­son chez les enfants souf­frant de petite vérole. On don­nera aux enfants des gouttes, selon leur âge, diluées dans de l’eau. Lorsque les pus­tules com­men­cent à sécher, il fau­dra les humecter fréquem­ment avec les gouttes, et aucune trace de cica­trice ne restera visible
  18. Elles aideront les enfants et les adultes qui souf­frent de vers, oui, même les vers soli­taires pour­ront être expul­sés, mais il faut veiller à doser les gouttes en fonc­tion de l’âge de l’enfant. Nouer un linge humecté de gouttes sur le nom­bril et l’humecter en per­ma­nence si nécessaire
  19. Qui souf­fre de jau­nisse se verra soulagé de tous ses trou­bles très rapi­de­ment s’il prend trois fois par jour une cuillerée à soupe de ces gouttes et se fait des com­presses sur la région enflée du foie
  20. Elles ont rai­son de toutes les hémor­roïdes, guéris­sent les reins, expulsent du corps les humeurs de l’hypocondre, ren­dant toute autre cure inutile, font dis­paraître la mélan­colie et les dépres­sions et exci­tent l’appétit et la diges­tion
  21. Elles ont égale­ment rai­son des hémor­roïdes lorsqu’on les humecte fréquem­ment au début ; si on boit les gouttes avant d’aller se coucher, les hémor­roïdes seront ramollies par l’intérieur. A l’extérieur, on posera un petit morceau d’ouate humecté de gouttes. Cela aura pour effet de faire couler le sang super­flu et de soulager la sen­sa­tion de brûlure
  22. Si quelqu’un est évanoui, il faut lui ouvrir la bouche si néces­saire, y intro­duire une cuillerée à soupe de gouttes et le malade revien­dra à lui
  23. Lorsqu’on le boit, ce remède est égale­ment effi­cace con­tre les douleurs dues à des cram­pes, qui dis­paraîtront avec le temps
  24. En cas de mal­adie des poumons, en pren­dre tous les jours le matin à jeun et con­tin­uer la cure pen­dant six semaines
  25. Si une femme n’a pas ses règles ou si ces dernières sont trop abon­dantes, elle prend ces gouttes pen­dant trois jours et recom­mencera cette cure vingt fois. Cela réduira ce qui est en trop et com­pensera ce qui manque
  26. Ce remède est égale­ment effi­cace con­tre les pertes blanches
  27. Qui souf­fre d’épilep­sie doit en boire sans tarder. Le malade doit ensuite pren­dre seule­ment ce remède, car il for­ti­fie aussi bien les nerfs malades que le corps et qu’il empêche toutes les maladies
  28. Elles guéris­sent toutes les paralysies et font dis­paraître ver­tiges et nausées
  29. Elles guéris­sent égale­ment la petite vérole et la rougeole
  30. Si quelqu’un a de la fièvre et qu’il a froid ou chaud, qu’il est en état de grande faib­lesse, on lui admin­istr­era une cuillerée à soupe et le malade, à moins que d’autres médica­ments n’affaiblissent son corps, revien­dra à lui en peu de temps, le pouls recom­mencera à bat­tre et aussi haute que soit la fièvre, le malade ira bien­tôt mieux
  31. Les gouttes guéris­sent égale­ment le can­cer, les petites véroles et les ver­rues anci­ennes, les mains crevassées. Si une plaie est anci­enne et puru­lente et si des excrois­sances de chair y ont poussé, bien laver le tout avec du vin blanc, puis y poser un chif­fon humecté des gouttes. Les tumeurs et les douleurs, ainsi que les excrois­sances dis­paraîtront et la plaie com­mencera à cicatriser
  32. Elles guéris­sent sans dan­ger toutes les plaies, qu’elles soient dues à des coups ou à des piqûres, lorsqu’on les humecte sou­vent de ces gouttes. On prend un linge, le plonge dans les gouttes, en recou­vre les plaies. En peu de temps, la douleur dis­paraî­tra, sans que des inflam­ma­tions ou des infec­tions ne survi­en­nent, et les gouttes guériront égale­ment d’anciennes plaies dues à des blessures par coup de feu. En cas de trous, on met les gouttes dans la plaie qui n’a pas absol­u­ment besoin d’être net­toyée aupar­a­vant. En posant à répéti­tion un linge humecté de gouttes sur la plaie, la guéri­son se pro­duit en peu de temps
  33. Elles font dis­paraître toutes les cica­tri­ces, même si elles sont très anci­ennes, ainsi que les coupures, lorsqu’on les humecte jusqu’à quar­ante fois. Toutes les plaies guéries grâce à ses gouttes ne lais­sent aucune cicatrice
  34. Elles guérissent totale­ment toutes les fis­tules, même si elles semblent incur­ables, l’ancienneté de la lésion n’a aucune importance
  35. Elles guéris­sent toutes les brûlures, qu’elles provi­en­nent du feu, de l’eau brûlante, ou de la graisse, lorsqu’on humecte régulière­ment les blessures avec des gouttes. Il ne se pro­duit pas non plus de clo­ques, la chaleur est retirée, même des clo­ques puru­lentes guériront à la base
  36. Elles sont utiles con­tre les bosses et les taches dues à des chocs ou à des coups
  37. Qui ne mange pas avec appétit aura de nou­veau faim
  38. Qui souf­fre d’une grande anémie retrou­vera vite ses couleurs s’il prend les gouttes le matin, pen­dant un cer­tain temps. Elles puri­fient le sang et activent sa for­ma­tion et sa circulation
  39. On fait dis­paraître les douleurs rhu­ma­tismales dans les mem­bres lorsqu’on les boit le matin et le soir et qu’on pose des linges humec­tés de gouttes sur les par­ties douloureuses
  40. Elles guéris­sent les mains et les pieds gelés, même accom­pa­g­nés de plaies ouvertes. Faire des com­presses avec des linges humec­tés de gouttes aussi sou­vent que pos­si­ble, et surtout la nuit
  41. Poser des com­presses humec­tées des gouttes sur les cors et veiller à ce que les par­ties douloureuses soient tou­jours humides. Au bout de trois jours ils tombent d’eux-même, ou il est pos­si­ble de les peler sans difficulté
  42. Elles guéris­sent égale­ment les mor­sures de chiens et d’autres ani­maux enragés lorsque l’on boit les gouttes, car elles guéris­sent et élim­i­nent tous poi­sons. Recou­vrir les plaies avec un linge humecté de gouttes
  43. En cas de peste et d’autres mal­adies con­tagieuses, il est bon d’en boire plusieurs fois par jour, car elles guéris­sent les bubons et les tumeurs dues à la peste même lorsqu’elles se trou­vent dans la gorge
  44. Qui dort mal la nuit prend de ces gouttes avant de se coucher. En cas d’insom­nie nerveuse, poser sur la région du coeur un linge humecté de gouttes diluées
  45. Pour faire cesser l’ivresse d’un homme ivre, deux cuillerées à soupe de ces gouttes le remet­tront d’attaque sur le champ
  46. Qui prend tous les jours de ces gouttes, le matin et le soir, na pas besoin d’un autre médica­ment, car celles- ci for­ti­fient le corps, rafraichissent les nerfs et le sang, empêchent les mains et les pieds de trem­bler. En bref, elles élim­i­nent toutes les mal­adies. Le corps reste droit, le vis­age jeune et beau