Journal de bord de ma monodiete de banane

Qu’est-ce qu’une monodiète ?

La monodiète est une technique principalement utilisée par les naturopathes et les hygiénistes. Elle consiste à ne manger qu’un unique aliment, sous toutes ses formes possibles (cru, séché, cuit…), sans aucun autre ajout, afin de mettre à disposition toute l’énergie disponible à disposition de l’intelligence corporelle pour la guérison, la réparation et la détoxication.
Le corps a une phase de détoxication journalière qui se produit normalement de 18h à 6h du matin. Cependant la vie effrénée que nous avons, le stress, l’alimentation pro-inflammatoire de tous les jours, et nos rythmes de vie font que bien souvent ce temps est tellement réduit que la détoxication journalière ne se fait pas.
La détoxication peut ne jamais se faire pour de multiples raisons :
  • Avoir dîné à 20h (la digestion, sera donc pour les plus chanceux, finie à 23h mais pour ceux qui le sont moins pas avant 3h du matin !),
  • Etre stressé,
  • Ne pas se coucher avant minuit,
  • Sommeil léger,
  • Etre réveillé par un bébé, …

Pourquoi j’ai choisi la monodiète ?

Je n’ai pas pour habitude de parler des symptômes que j’exprime, mais cet article m’y pousse car il est nécessaire de comprendre et de savoir choisir ce qui correspond à chacun.
Les symptômes que j’exprime :
  • Mycoses vaginales
  • Ulcères
  • Stress
Mais également parce que j’ai eu un épisode d’ultra stress en moins de 24h, avec colère, pleurs bref... un émotionnel ballotté et malmené. On ne pense pas assez souvent que la détoxication se fait également sur un plan émotionnel, et j’aimerais ne pas laisser trainer les sentiments négatifs que j’ai ressentis après un évènements récent.
Le jeûne n’était pas envisageable, car en effet lorsque l’on a un ulcère, la douleur est majorée dès que l’estomac et les intestins sont vides. De plus je ne souhaitais pas prendre le risque de ne pas apporter des minéraux et vitamines et ainsi creuser une carence difficile à rééquilibrer par la suite. La monodiète fut donc une évidence.

Comment est ce que j’interprète ces symptômes en tant que naturopathe ?

Depuis mon enfance, j’ai toujours été une petite filles ‘très souvent malade, faisant déjà beaucoup de pathologies qui démontraient un état de stress sous-jacent via des angines (ne pas pouvoir exprimer ce que l’on a a dire), cystites à répétition (expression des peurs et de problèmes de territoire), mon système urinaire était, et, est toujours ma faiblesse. Les reins étant énergétiquement la loge des peurs et le fait d’avoir eu des cystites à répétition   depuis ma tendre enfance décrypte par la symbolique de l’urine une difficulté à trouver sa place, à « marquer son territoire ». En effet mon métissage fut quelque chose de très difficile à vivre enfant : noire dans les écoles du nord de la France et blanche dans les écoles de Martinique, je n’arrivais pas à trouver ma place. Sans parler des problématiques de peur et d’autorité paternel sur lesquels je ne m’étendrais pas.
J’ai donc grandi ainsi, avec cette faiblesse, et cette tendance à stresser sans expression extérieure, qui au fil de ma vie, n’ont fait qu’amplifier à chaque choc émotionnel, chaque fois qu’une peur faisait surface…
Suite à mon Bypass (ce qui va suivre n’est pas de nature à dénigrer le Bypass, il m’a sauvé la vie et c’est la seule bouée de sauvetage que j’avais à l’époque) qui génère une malabsorption > Manque de nutriment > Carences > Système immunitaire qui s’affaiblit > mon état intestinal a donc commencé à se dégrader petit à petit entraînant par voie de conséquence : mycoses, ballonnements, difficultés digestives, …
Petites dysbioses marquées par des ballonnements, des gazs, puis des intolérances de plus en plus marquées (lait, gluten), un ulcère au duodénum (fréquent suite à un Bypass), aujourd’hui j’en arrive à avoir des douleurs multiples qui ressemblent fortement à de multiples ulcères, avec des douleurs insoutenables qui m’obligent à piocher dans les IPP (Inhibiteur de Pompe à Protons : anti-acides) afin de retrouver un confort de vie au quotidien.

J’ai choisis la banane. Pourquoi ?

Il peut être très intéressant lors d’une monodiète de choisir un aliment à manger en fonction de la toxémie que l’on exprime.
La banane apporte beaucoup de minéraux et surtout du magnésium qui soutient le système nerveux en cas de stress, elle génère également par réaction en chaîne la mélatonine, hormone du sommeil qui peut parfois faire défaut lorsque la détoxication est à son summum, elle est basifiante parfaite pour ma toxémie acide car par ses apports de minéraux basifiant elle tamponne l’acidité, et en plus elle est adoucissante et émolliente pour mes supposés ulcères. Comble de tout : c’est mon fruit préféré !
Mon challenge une fois tout cela déterminé : Tenir à minima 3 jours

Jour 1 : 4 bananes dans la journée, 1L d’eau très faiblement minéralisée 
  • Symptômes ressentis
-Maux de tête latent toute la journée : ce qui est tout à fait normal lorsque l’on jeûne ou que l’on fait une monodiète. C’est le signe que la détoxication a commencé et que des toxines sont remis en circulation dans le sang.
-Constipation certainement due à une prise d’argile blanche avant le début de ma monodiète. 
-67,9kg
  • Etat émotionnel

RAS, enfin oui… Je suis toujours très émotive et en colère.


Jour 2 : 2 bananes pas de faim particulière, 1L d’eau très faiblement minéralisée 

  • Symptômes ressentis
-Froid intense avec tremblements en fin de journée : c’est la crise curative ou crise d’acidose qui commence (cf plus bas la définition)
-Langue chargée crise curative encore…
-Haleine de chacal… Clairement la crise curative est en place
-Confort intestinal ++
-Constipation certainement due à une prise d’argile blanche avant le début de ma monodiète. ou à la crise curative…
  • Etat émotionnel
-Fatigue mentale
-Envie de rien

Jour 3 : 1L de tisane de Mélisse, Canneberge  2f/jour, 3 bananes, 2 bananes sèches grignotage de bananes chips sèches. 
  • Symptômes ressentis
-Douleurs à la thyroïde elle passe normalement en hypothyroïdie, mais j’ai des douleurs depuis longtemps, d’où ma cure d’iode si tu as suivi l’affaire sur instagram…
-Douleurs aux articulations au réveil… crise d’acidose toujours qui fait travailler les articulations par le relargage d’acides et de cristaux
-Début de cystite … Pfff je ne m’y attendais pas à celle-là… C’est à ce moment que je me rend compte à quel point mon mal-être et mes émotions s’expriment de façon forte via mon corps .. C’est le moment de se poser sur ce qui s’est émotionnellement passé : 3 a 4 jour après un choc émotionnel pour moi peur de l’abandon
-Endormissements J’ai fait 3 siestes de 20 minutes
-Confort intestinal ++
-Vidange du colon selles molles en très petites quantités
-67,4kg
  • Etat émotionnel
-Apaisement
-Légèreté 
-Mental de guerrière 

Jour 4 : 2 olives noires à distances de mes bananes, 4 bananes, Canneberge  2f/jour
  • Symptômes ressentis

-Froid intense

-Tachycardie ++
-Sieste… encore
-Faiblesse générale très prononcée, j’envisage de remanger… ma journée n’est pas adaptée à la situation. Etre mère et faire une monodiète à la maison n’est pas évident.
-Aucun symptôme de cystite Merci la canneberge !!
-Urine du matin claire
  • Etat émotionnel
-Très bien mais lassitude de la banane. J’ai beau aimer ça… Pffff d’ailleurs on sent bien que je vais craquer, les olives noires en témoignent…

Jour 5 : 1 banane et 1/2, Canneberge  2f/jour… rupture du jeûne
  • Symptômes ressentis

-Ecoulement nasal ++ clair comme si j’allais être enrhumée : je l’explique par l’expulsion des mucus

-Aucun autre mais… j’aime manger… Il faut dire qu’avec mon bypass j’ai pour habitude de manger 5 à 6 fois par jour. Et voir les autres manger des bons petits plats me tente au bout de 5 jours ! Oui je sais je n’ai aucune volonté !
  • Etat émotionnel
-Très bien !

Mon bilan

Il faut avoir un mental fort. Je dois y travailler.
J’ai pu constater à quel point mon corps réagit fort, plus fort qu’avant d’ailleurs, à mes émotions.
J’ai aimé vivre ces désagréments d’un oeil positif en me disant que chaque désagrément est une partie de détoxication d’effectuée.
J’ai remarqué que je n’ai pas eu de migraines comme à mes premiers jeûnes, ou lors de ma dernière monodiète de melon. C’est donc que mon état s’est amélioré.
Dès que j’en aurai l’occasion, je partirai faire une retraite spécial jeûne, pour le vivre à fond, et surtout pour m’apaiser réellement, chercher l’intériorité. Je n’ai pas pu vivre comme je l’aurais souhaité ma monodiète. Mais j’ai eu le soutien de ma famille et c’est déjà beaucoup.
Je reprends une monodiète dès mercredi ou jeudi. De quoi ? je ne sais pas encore.
Si vous êtes intéressés, il est important d’avoir les informations qui suivent.

Gné ? La Crise quoi ?… curative ?

C’est l’élimination brutale des toxines qui génère des manifestations désagréables. Egalement appelé crise d’acidose, c’est le passage le plus difficile à vivre lorsque l’organisme est surchargé de toxines à évacuer. En effet, c’est le moment, en général après 24H de jeûne ou monodiète, quand l’organisme a fini de digérer et consommer tout le carburant qu’il restait dans le côlon,  où le corps change de mode d’approvisionnement en carburant :  il entame l’autolyse. C’est à dire qu’il commence à puiser dans ses propres réserves en détruisant dans un premier temps les protéines inutiles, puis il transforme les triglycérides logés dans les réserves de graisses en corps cétoniques. Passé un certain nombre de jours ou de semaines selon chacun, lorsque les réserves de graisses auront été épuisées, il recommencera la destruction des protéines inutiles, puis finira si le jeune est trop long par l’autolyse des protéines musculaires et donc aussi du coeur. Voilà pourquoi un jeune doit être suivi par un professionnel. Plus la crise d’acidose arrive vite, plus le corps est encrassé de déchets.
La crise d’acidose peut se manifester de diverses façons :
Nausées, vomissements, migraines, apparitions cutanés, alternance de chaud/froid, froid intense, tachycardie, faiblesse, grande fatigue, essoufflements, constipation, diarrhées, langue chargée, sueurs odorantes, urines foncés et odorantes…
Pour éviter ou adoucir la crise curative, il faut préparer son jeûne ou sa monodiète.

Une monodiète ou un jeûne, ça se prépare

Avant, privilégier la déconnexion à soi, faire des exercices d’ancrage…
Exemple de descente alimentaire pour un jeûne ou une monodiète de 4 jours :
J-4 Eliminer les toxiques quotidiens : café, thé, alcool, sodas, sucres raffinés, tabac…
J-3 Eliminer les protéines animales  : laitages, oeufs, fromages, crème fraiche, charcuteries, viandes, poissons…
J-2 Eliminer les lipides : Huiles, crèmes, …
J-1 Eliminer les céréales : pain, quinoa, blé et tous ses dérivés, seigle, mais, orge…
Normalement il ne doit rester avant le jeune que les fruits et les légumes.
Pendant, votre monodiète ou jeûne, bien s’hydrater, pourquoi pas utiliser des plantes drainantes ou laxatives DOUCES pour aider les processus d’élimination. Faire de l’exercice doux comme de la marche, du yoga, de la méditation. Faire des douches rectales. Nourrir le microbiote dès le 2è jour avec des graines de lins broyées par exemple ou du psyllium. Si trop de fatigue, boire le bouillon de poule, boire de l’eau très faiblement minéralisée pour aider l’évacuation des toxines par les urines et la sueur.
Après, reprendre le protocole de la descente alimentaire et le faire en sens inverse : faire une remontée alimentaire aussi longue que le temps du jeûne. Et non on ne part pas directement dans la JunkFood !

Les contre-indications

Ce type de détoxication est contre-indiqué au diabétique de T1, aux personnes qui ont peur de jeûner, aux personnes atteintes de lésion organique (rein, foie, poumons, peau ou intestins), à toute personne ayant des comportements alimentaires suspect ou avérés, aux femmes enceintes et allaitantes, aux enfants, aux polymédicamentés, aux greffés, aux personnes déjà trop faibles.

La monodiète ou le jeûne doivent impérativement être rompu si la sensation de faim ne disparait pas au bout de 3 jours, s’il y a des insomnies persistantes, troubles cardiaques, hypotension, fatigue anormale.

Pour rappel un jeûne ou une monodiète doivent être suivi ou encadré par un professionnel, ou un centre spécialisé.